Odisea Negra

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Le concept


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Odisea Negra parcourt l’imaginaire de l’Amérique centrale noire depuis ses origines jusqu’à nos jours en passant par de nombreux styles musicaux qui caractérisent ledit imaginaire, des « negrillas » polyphoniques du XVIe siècle à la « habanera » , au « son » et au « boléro » cubains ; de la « jácara » baroque au « merengue » et au « joropo » vénézuéliens.

Eduardo Egüez
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Le voyage

Odisea Negra c’est l’histoire de la mémoire du peuple d’Iván, fils de la mer des Antilles dans la Caraïbe américaine magique et profonde.

Un après-midi d’été de jadis, Iván, seul, assis sur le sable, contemple les eaux tièdes et cristallines. Il imagine à l’horizon l’autre rive, où se trouve son village natal.
Dans la tranquillité estivale, Iván s’endort et entame un voyage onirique, parcourant la mémoire de son peuple noir : il navigue avec ses ancêtres, naufrage, puis survit, devient esclave, s’affranchit, enfin chante et danse avec l’homme blanc et l’homme noir, se mélange, s’enracine… Il va et vient dans l’espace et le temps aussi vite que le lui permettent ses rêves.
Au fond de sa mémoire, Iván se retrouve en Gorée, face à Ablaye, son ancêtre, qui chante des chansons de l’afrique ancestrale. Dans ce monde onirique, Ablaye et Iván chantent et dansent en revisitant le passé, en appelant le futur.


Extraits du concert Odisea Negra au Théâtre de la Ville – Paris 2012
(avant, veuillez éteindre le son de la piste en écoute en bas de page)


Musiques traditionnelles et polyphoniques d’Afrique, d’Europe et d’Amérique Centrale, du XVIe siècle à nos jours.

Le projet met en rapport la culture africaine traditionnelle avec l’esclavage d’Amérique et son influence en Amérique Centrale suite aux migrations séculaires d’africains sur le nouveau continent. Ces contacts avec les conquérants européens donnent lieu à une nouvelle musique, riche en rythmes et couleurs : la musique des Caraïbes.
Les musiques traditionnelles et populaires des Caraïbes sont généralement décrites comme le produit d’un processus plus connu sous le nom de syncrétisme culturel, c’est-à-dire ce qui se rapporte au caractère hybride des produits culturels de la région.
Dans la majorité des lieux du cercle des Caraïbes, on retrouve l’influence de l’Afrique, notamment dans les musiques provenant de plusieurs peuples (Yoruba, Bantú, Fon, Kongo ou autres populations africaines aux influences musicales espagnoles, portugaises, anglaises et françaises).
Dans le projet Odisea Negra, El Mar de las Memorias  coexistent des musiques traditionnelles (généralement transmises oralement) et modernes, toutes provenant d’Afrique et mêlées à d’anciennes musiques des Caraïbes. Par conséquent nous avons d’anciennes chansons africaines accompagnées de percussions riches et variées. Egalement de la musique des griots africains (anciens troubadours accompagnés par la Kora), de la musique polyphonique d’Amérique centrale du siècle XVI (negrillas et guineos de Gaspar Fernandez, Gutierrez de Padilla, etc.). Il résulte de la fusion entre toutes ces pratiques les innombrables types folkloriques d’Amérique centrale actuels, comme par exemple le joropo vénézuélien, le pajarillocolombien, la rumba et le son cubains, la guaracha mexicaine.


EN ÉCOUTE :

Eso rigor e repente (extrait du CD « Odisea Negra »)